L'Union Européenne
Pays, zones et dates clés
Après le Brexit (2020), le Royaume-Uni a quitté l'UE. Il reste 27 États membres.
Lancée en 1999 (transactions électroniques), billets et pièces en 2002. La Croatie est le 20ème membre (depuis 2023).
Les 27 États membres — Zone euro et Schengen
| Pays | 💶 Zone euro | 🛂 Schengen |
|---|---|---|
| Allemagne | ✅ | ✅ |
| France | ✅ | ✅ |
| Italie | ✅ | ✅ |
| Espagne | ✅ | ✅ |
| Portugal | ✅ | ✅ |
| Pays-Bas | ✅ | ✅ |
| Belgique | ✅ | ✅ |
| Luxembourg | ✅ | ✅ |
| Autriche | ✅ | ✅ |
| Finlande | ✅ | ✅ |
| Irlande | ✅ | ❌ opt-out |
| Grèce | ✅ | ✅ |
| Slovénie | ✅ | ✅ |
| Slovaquie | ✅ | ✅ |
| Estonie | ✅ | ✅ |
| Lettonie | ✅ | ✅ |
| Lituanie | ✅ | ✅ |
| Malte | ✅ | ✅ |
| Chypre | ✅ | ❌ (pas encore) |
| Croatie | ✅ (2023) | ✅ (2023) |
| Suède | ❌ | ✅ |
| Danemark | ❌ | ✅ |
| Pologne | ❌ | ✅ |
| Rép. tchèque | ❌ | ✅ |
| Hongrie | ❌ | ✅ |
| Bulgarie | ❌ | ✅ (2025) |
| Roumanie | ❌ | ✅ (2025) |
Totaux : Zone euro = 20 pays · Schengen = 29 pays (25 UE + 4 hors UE) · UE hors zone euro = 7 pays · UE hors Schengen = 2 pays (Irlande, Chypre)
- Turquie, Macédoine du Nord, Monténégro, Serbie, Albanie, Moldavie, Ukraine, Bosnie-Herzégovine
Les 7 institutions européennes
Conseil européen
Définit les grandes orientations politiques de l'UE. Réunit les chefs d'État/gouvernement des 27.
Président : António Costa (jusqu'en déc. 2026) · Bruxelles · Pas de pouvoir législatif direct
Commission européenne
Exécutif de l'UE. Seule institution avec le droit d'initiative législative. Garde la traité.
Présidente : Ursula von der Leyen (jusqu'en 2029) · Commissaire belge : Hadja Lahbib · Bruxelles
Conseil de l'UE
Réunit les ministres compétents des 27 États. Vote les lois avec le Parlement (codécision). Présidence tournante.
Présidence : Chypre (jusqu'en juin 2026) · Bruxelles
Parlement européen
Représente les citoyens européens. Élit tous les 5 ans. Co-législateur avec le Conseil de l'UE.
720 députés · 22 Belges · 8 groupes politiques · Strasbourg/Bruxelles/Luxembourg
CJUE
Cour de Justice de l'UE. Interprète le droit européen, règle les litiges entre États/institutions.
📍 Luxembourg
Cour des comptes
Contrôle financier : vérifie que le budget UE est utilisé légalement et efficacement.
📍 Luxembourg
BCE — Banque Centrale Européenne
Gère la politique monétaire de la zone euro. Objectif : inflation ≈ 2%. Utilise les taux directeurs.
Présidente : Christine Lagarde · Gouverneur BNB belge : Pierre Wunsch · 📍 Francfort
PPE 188 · S&D 136 · Patriots 84 · ECR 78 · Renew 77 · GUE/NGL 46 · Verts/ALE 53 · ESN 25 · Non-inscrits 32
Processus de décision et instruments législatifs
| Instrument | Nature | Destinataires |
|---|---|---|
| Règlement | Contraignant, directement applicable dans tous les États | Tous |
| Directive | Contraignante sur l'objectif, transposition nationale | États membres |
| Décision | Contraignante pour ses destinataires spécifiques | Destinataires précis |
| Recommandation | Non contraignante (avis) | Tous |
| Avis | Non contraignant (position) | Tous |
- Union douanière
- Règles de concurrence
- Politique monétaire (zone €)
- Pêche (gestion ressources)
- Politique commerciale commune
- Marché unique
- Agriculture
- Environnement
- Transports
- Énergie, Justice, Migration
- Santé publique
- Industrie, Culture
- Tourisme
- Éducation, Sport
Le rôle de l'État
Systèmes économiques
| Critère | Économie de marché (libre) | Économie planifiée | Économie mixte |
|---|---|---|---|
| Propriété | Privée | Collective (État) | Mixte |
| Décisions | Marché (offre/demande) | État (plan) | Marché + État |
| Idéologie | Capitalisme / Libéralisme | Communisme / Socialisme | Social-démocratie |
| Exemples | USA, Hong Kong | URSS (hist.), Cuba, Corée du Nord | Belgique, France, la plupart des pays |
| Avantages | Innovation, efficacité, liberté | Égalité, planification ressources | Équilibre efficacité + protection sociale |
| Inconvénients | Inégalités, crises, chômage | Inefficacité, manque de liberté | Complexité, risque déséquilibres |
Courants de pensée économique
| Critère | Classiques / Néoclassiques | Keynésiens |
|---|---|---|
| Rôle de l'État | Minimal (État gendarme) | Interventionniste |
| Marché | S'autorégule (main invisible) | Défaillant → nécessite intervention |
| Emploi | Chômage volontaire, salaires flexibles | Chômage involontaire, demande insuffisante |
| Dépenses publiques | À minimiser (efficacité privée) | Outil de relance (multiplicateur) |
| Représentants | Smith, Ricardo, Marshall, Friedman | Keynes, Galbraith |
| Période dominante | XIX–début XX, depuis 1980 | 1930s–1970s (après crise 1929) |
État providence : en plus = redistribution des revenus, protection sociale, sécurité sociale, services publics étendus.
Les 3 fonctions de l'État
Fournir des biens collectifs (non-exclusion + non-rivalité) que le marché ne produit pas : défense nationale, justice, éclairage public, routes.
Réduire les inégalités via impôts progressifs, allocations, pensions, soins de santé. Levier : impôts directs + prestations sociales.
Corriger les défaillances du marché : réguler la concurrence, corriger les externalités négatives (pollution), réguler les monopoles.
Ressources et dépenses de l'État
- Impôts indirects (TVA, accises sur alcool/tabac/carburant)
- Impôts directs (IPP = impôt sur les personnes physiques ; ISOC = impôt des sociétés)
- Cotisations sociales (ONSS — employeurs + travailleurs)
- Recettes non fiscales (amendes, ventes, dividendes d'entreprises publiques)
- Emprunts (émission d'obligations d'État)
- Pensions : 21,4 €/100 dépensés
- Soins de santé : 14,8 €/100
- Enseignement : 11,7 €/100
Les dépenses sociales (pensions + santé + allocations) représentent la grande majorité du budget de l'État.
Sécurité sociale — ONSS
Office National des Pensions → pensions de retraite et survie
Office National de l'Emploi → allocations de chômage
Maladie-Invalidité → remboursements soins de santé
Allocations familiales (enfants)
Office National Vacances Annuelles → pécule de vacances
Fonds Accidents du Travail
Fonds Maladies Professionnelles
Budget, déficit, dette et effet boule de neige
Dette = 565 milliards € = 106% du PIB (critère Maastricht : max 60%)
Note de crédit S&P : AA → dégradée en AA−
La dette grossit comme une boule de neige : les intérêts creusent de nouveaux déficits, qui nécessitent de nouveaux emprunts...
- Augmenter les recettes (hausse impôts, lutte fraude fiscale)
- Diminuer les dépenses (réformes pensions, soins de santé)
- Croissance économique (plus de recettes automatiquement)
- Dégradation de la note de crédit → taux d'intérêt plus élevés
- Moins de marge pour politiques de relance
- Dépendance aux marchés financiers
- Charge pour les générations futures
Chapitre 9 — Le marché du travail
Approche classique du marché du travail
Les travailleurs offrent leur travail. La courbe est croissante : plus le salaire est élevé, plus de travailleurs veulent travailler.
Paramètres : démographie, taux d'activité, durée légale du travail, allocations, niveau de vie...
Les entreprises demandent du travail. La courbe est décroissante : plus le salaire est élevé, moins les entreprises embauchent.
Paramètres : niveau de production, productivité des travailleurs, politique économique, progrès technique...
Graphique du marché du travail (théorie classique)
Si W > W* (trop élevé) → Offre > Demande → chômage → pression à la baisse sur W → retour à W* automatiquement
Si W < W* (trop bas) → Demande > Offre → pénurie → pression à la hausse sur W → retour à W*
Conclusion classique : Le marché du travail revient toujours à l'équilibre sans intervention de l'État.
- Si les salaires sont trop bas → le pouvoir d'achat (PA) des ménages diminue → consommation baisse → entreprises vendent moins → licencient → plus de chômage (paradoxe !)
- Les salaires sont rigides à la baisse (syndicats, salaire minimum légal)
- Les marchés ne sont pas parfaits (monopoles, asymétries d'information)
- Le chômage peut persister même avec des salaires flexibles (chômage structurel)
Approche keynésienne du marché du travail
Cycle du chômage keynésien
⟳ Spirale déflationniste — Le marché ne se corrige pas seul selon Keynes
· Augmenter les dépenses publiques (investissements publics, travaux, emplois publics)
· Baisser les impôts (plus de pouvoir d'achat pour les ménages)
→ Produit un effet multiplicateur : 1€ dépensé par l'État génère plus d'1€ de croissance
Formule : Y = C + I + G + (X−M) où G = dépenses gouvernementales
- Stagflation des années 1970 : stagnation économique + inflation simultanées → échec des recettes keynésiennes
- Creuse les déficits publics → risque d'effet boule de neige
- Risque d'inflation si relance trop forte
- Effet d'éviction : l'emprunt public peut réduire l'investissement privé
| Critère | 🔵 Classiques | 🟠 Keynésiens |
|---|---|---|
| Rôle de l'offre | Priorité — Loi de Say : l'offre crée sa propre demande | Secondaire |
| Rôle de la demande | Secondaire | Priorité — demande effective |
| Équilibre marché | Automatique (main invisible) | Pas automatique → État doit intervenir |
| Type de chômage | Volontaire (salaire trop élevé) | Involontaire (demande insuffisante) |
| Cause du chômage | Salaires trop rigides/élevés | Demande effective insuffisante |
| Chômage possible | Momentané (transitoire) | Durable |
| Niveau d'analyse | Microéconomique | Macroéconomique |
| Solution au chômage | Baisser salaires, flexibilité | Relance budgétaire, dépenses publiques |
| Si salaires baissent → | ✅ Entreprises embauchent plus → emploi ↑ | ❌ PA baisse → conso ↓ → prod ↓ → emploi ↓ |
| Rôle de l'État | Minimal (État gendarme) | Interventionniste (régulateur) |
Statistiques du marché du travail belge
Schéma de la population active belge (T3 2025)
≈ 7 426 000
≈ 5 140 000
≈ 351 000
≈ 2 127 000
(étudiants, retraités, personnes au foyer...)
(hors âge de travailler)
1. Sans emploi (ne travaille pas du tout)
2. Disponible dans les 15 jours pour prendre un emploi
3. En recherche active d'emploi (démarches concrètes)
🟡 Bruxelles : 13,1% de chômage · 🟢 Flandre : 3,8% · 🔵 Wallonie : 7,3%
→ Grandes disparités régionales → chômage structurel lié à l'appariement géographique
Types de chômage et causes du chômage structurel
Lié aux fluctuations du cycle économique. En période de récession, la demande de biens baisse → entreprises licencient. Keynésien.
Solution : politique de relance (keynésienne)
Inadéquation durable entre l'offre et la demande de travail. Deux causes principales :
- Appariement : qualifications ≠ emplois disponibles (qualif.) ou localisation (géographique)
- Rigidités : salaire minimum, syndicats, protection de l'emploi, allocations élevées, coût salarial
Temps de transition entre deux emplois. Normal et inévitable. Durée courte. Ex : quelqu'un qui démissionne pour chercher mieux.
Lié aux variations saisonnières de l'activité économique. Ex : tourisme en hiver, agriculture à certaines saisons.
Causé par une panne technique, des intempéries ou une interruption momentanée. De courte durée. Prévu par la loi (allocations de chômage temporaire).
Cas légaux : intempéries, force majeure, raisons économiques, grève (chez d'autres)
Gains de productivité et destruction créatrice (Schumpeter)
L'emploi diminue de 0,6% (malgré la croissance, les entreprises ont besoin de moins de travailleurs grâce aux gains d'efficacité).
- 200 000 emplois bancaires menacés par l'IA d'ici 2030
- Caissières remplacées par caisses automatiques
- Chauffeurs (voitures autonomes)
- Nombreux métiers administratifs et répétitifs
- Amazon a créé 30 000 emplois grâce aux nouvelles technologies
- Data scientists, développeurs IA, ingénieurs robotique
- Nouveaux métiers de l'énergie verte
- Créateurs de contenu digital
Les 4 politiques de lutte contre le chômage
| # | Politique | Mécanisme | Type de chômage visé | Courant |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Politique macroéconomique Soutien de la demande globale |
Dépenses publiques + investissements → relance activité → entreprises embauchent | Conjoncturel | Keynésien |
| 2 | Allègement du coût du travail Réductions de charges |
Réduire cotisations sociales patronales → travail moins cher → entreprises embauchent plus | Structurel (rigidités) | Classique |
| 3 | Formation professionnelle Reconversion, qualification |
Adapter les compétences des travailleurs aux besoins des entreprises → meilleur appariement | Structurel (appariement) | Neutre |
| 4 | Flexibilisation du marché Assouplissement des rigidités |
Réduire la protection de l'emploi, assouplir contrats → entreprises plus facilement → embauchent plus | Structurel (rigidités) | Classique |
1. Flexibilité du marché du travail (facile d'embaucher et de licencier)
2. Indemnisations généreuses (allocations de chômage élevées = sécurité)
3. Formation active (politiques de reconversion et d'accompagnement)
→ Taux de chômage très bas + grande adaptabilité économique
Les échanges internationaux
Fondements théoriques du commerce international
Chaque pays doit se spécialiser dans la production du bien pour lequel il est le plus efficace (utilise moins d'heures de travail) et importer les autres.
Exemple classique (heures de travail pour 1 unité) :| Produit | Angleterre | Portugal | Avantage absolu |
|---|---|---|---|
| Vin | 120h | 80h | → Portugal |
| Drap | 90h | 100h | → Angleterre |
✅ Solution : Angleterre se spécialise dans le drap, Portugal dans le vin → échange mutuellement bénéfique.
Même si un pays est moins efficace dans tout, il a toujours intérêt à se spécialiser dans le bien pour lequel il est relativement moins désavantagé. Chaque pays a toujours un avantage comparatif.
Principe : comparer les coûts relatifs, pas les coûts absolus. Rapport vin/drap dans chaque pays.
Belgique : avantage comparatif dans les pralines (production relative plus efficace)
Italie : avantage comparatif dans les pâtes
→ Même si un pays est plus efficace pour les deux, il vaut mieux se spécialiser et commercer.
Chaque pays se spécialise dans la production qui utilise intensément son facteur de production le plus abondant (travail, capital, ressources naturelles).
| Facteur abondant | Spécialisation | Exemples |
|---|---|---|
| Main d'œuvre bon marché | Textiles, assemblage | Bangladesh, Vietnam, Cambodge |
| Capital (machines) | Automobiles, high-tech | Allemagne, Japon, Corée du Sud |
| Ressources naturelles | Pétrole, minerais | Arabie Saoudite, Congo (cobalt) |
| Terres agricoles | Agriculture, élevage | USA, Brésil, Argentine |
Libre-échange vs Protectionnisme
| Critère | ✅ Libre-échange | 🛡️ Protectionnisme |
|---|---|---|
| Avantages | Spécialisation, prix plus bas pour consommateurs, innovation, croissance | Protection emplois locaux, industries naissantes, sécurité alimentaire/défense |
| Inconvénients | Chômage dans secteurs concurrencés, dépendances, délocalisations | Prix plus élevés, moindre efficacité, risque de guerre commerciale |
| Soutenu par | Classiques, FMI, OMC, BCE | Protectionnistes (Trump, certains keynésiens) |
Droits de douane
Taxes sur les importations. Ex: tarifs Trump 2025 (10-25%)
Quotas
Limiter la quantité de produits importés
Normes & standards
Normes techniques difficiles à respecter pour les étrangers
Dumping monétaire
Dévaluer sa monnaie pour rendre ses exports moins chers
Marchés publics nationaux
Privilégier les entreprises nationales dans les appels d'offres
Subventions à l'export
Aider les entreprises nationales à vendre moins cher à l'étranger
· ALENA/CUSMA = zone de libre-échange (USA, Canada, Mexique)
· MERCOSUR = marché commun (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay)
· ASEAN = zone de libre-échange (10 pays Asie du Sud-Est)
· UE = union économique et monétaire (pour les 20 pays zone euro)
L'OMC — Organisation Mondiale du Commerce
Réduction progressive des barrières douanières entre membres.
Tout avantage accordé à un pays doit être accordé à tous les autres membres (non-discrimination).
Les produits étrangers doivent être traités comme les produits nationaux une fois importés (traitement national).
- Négociation des règles commerciales internationales
- Administration des accords commerciaux
- Suivi des politiques commerciales des membres
- Règlement des différends commerciaux entre pays membres
Points communs : géographie commune, objectif de faciliter le commerce, réduire les conflits.
Différences : niveau d'intégration économique (zone libre-échange, union douanière, marché commun...)
Exemples : ALENA/CUSMA · MERCOSUR · ASEAN · UE · Union Africaine
Taux de change et marché des changes
Accords de Bretton Woods (1944) : toutes les monnaies ancrées au dollar, lui-même convertible en or (35$/once). Taux fixes → stabilité mais manque de flexibilité.
Fin en 1971 : Nixon suspend la convertibilité du dollar en or → début des taux flottants.
Le taux de change se fixe librement sur le marché des changes selon l'offre et la demande de devises. Les banques centrales peuvent intervenir.
Acteurs : banques commerciales, banques centrales, entreprises, spéculateurs.
| Situation | Appréciation de la monnaie (€ monte) | Dépréciation de la monnaie (€ baisse) |
|---|---|---|
| Pour les exportations | ❌ Produits nationaux plus chers pour les étrangers → Exports diminuent | ✅ Produits nationaux moins chers pour les étrangers → Exports augmentent |
| Pour les importations | ✅ Produits étrangers moins chers pour nous → Imports augmentent | ❌ Produits étrangers plus chers pour nous → Imports diminuent |
| Balance commerciale | Se dégrade (X↓ et M↑) | S'améliore (X↑ et M↓) |
Si des entreprises européennes achètent des yuans pour payer des fournisseurs chinois → demande de yuans augmente → yuan s'apprécie / euro se déprécie.
Offre et demande de devises sur le marché des changes = déterminant du taux de change.
→ 1€ = 1 ÷ 0,13 ≈ 7,7 yuans : l'euro est plus fort que le yuan (il faut beaucoup de yuans pour acheter un euro).
Calcul : Avec 5€ → 5 ÷ 0,13 = 38,46 yuans
Le yuan s'apprécie si les entreprises européennes achètent des yuans (demande de yuans ↑).
Balance des paiements et IDE
- Compte courant = balance commerciale (biens) + services + revenus primaires + revenus secondaires
- Compte de capital = transferts de capital, brevets
- Compte financier = Investissements Directs Étrangers (IDE), investissements de portefeuille
- Erreurs et omissions = ajustement comptable
Top 3 clients : Allemagne (19%), France (13%), Pays-Bas (12,8%)
Top 3 fournisseurs : Pays-Bas (20%), Allemagne (12,2%), France (9,9%)
Principaux exports : produits chimiques (25,3%), minéraux (13,6%)
Belgique = 16ème exportateur mondial (1,8% du commerce mondial)
Leaders mondiaux : Chine (15,7%), USA (9,4%), Allemagne (7,9%)
Impact environnemental du commerce international
- Émissions CO₂ liées au transport (avion, cargo maritime)
- Déforestation pour produire des matières premières (soja, huile de palme)
- Fuites de carbone : délocaliser la production polluante vers des pays moins stricts
- Surexploitation des ressources naturelles
- Diffusion des technologies propres (énergies renouvelables)
- Accès aux matières premières critiques (lithium pour batteries)
- Spécialisation peut réduire la consommation totale de ressources
- Normes environnementales exportées via accords commerciaux
- Taxe carbone aux frontières (mécanisme d'ajustement carbone de l'UE)
- Accords internationaux (Accord de Paris, COP)
- Normes environnementales dans les accords commerciaux
- Étiquetage et traçabilité des produits importés
- Relocalisation stratégique de certaines productions (circuits courts)